Météo-France en quelques lignes

Prévoir et anticiper le risque

Lors de cette année 2019, l’établissement a poursuivi sa mission pour apporter les prévisions les plus justes en temps utiles et donner l’alerte pour la sécurité des biens et des personnes.

En matière de vigilance tout d’abord, 2019 a été une année intense. En étroite collaboration avec le ministère de la Santé et Santé publique France, l’établissement a par exemple établi un référentiel pour le passage en vigilance rouge canicule. En outre-mer, un plan d’actions a été arrêté afin de mieux articuler vigilance et alerte cyclonique.

L’année 2019 a également été marquée par des évolutions importantes des chaînes de prévision numérique opérationnelles avec la bascule en opérationnel de nouvelles versions des modèles, début juillet, permettant d’améliorer les résolutions spatiales sur l’Europe occidentale de 25 % à 33 % avec un impact très positif sur les scores de prévision.

Enfin, en complément de l’amélioration des modèles, la consolidation du dispositif d’observation a été poursuivie.

S’adapter et inventer de nouveaux services

Anticiper et répondre aux besoins des clients et donneurs d’ordre est au cœur de la stratégie de l’établissement. Il s’agit d’y répondre en adaptant sans cesse les services.

Début 2019, un système opérationnel de prévision des échouages de sargasses aux Antilles a ainsi été mis en place.

En association avec différents partenaires internationaux, un centre d’avertissement des phénomènes de météorologie de l’espace, tels que les éruptions solaires, et de leurs impacts potentiels pour l’aéronautique, a été lancé dans le cadre du projet Space Weather.

Au plan commercial, un outil innovant de prévision des productions d’électricité renouvelable a été inauguré en lien avec la société Atos. Ce système fonctionne à l’aide de machine learning et est destiné aux professionnels du secteur, producteurs et agrégateurs.

Le nouveau contrat signé en juin avec la Sanef pour assurer l’assistance météorologique de son réseau d’autoroutes, le troisième de France par sa longueur, en est la parfaite illustration. Cet accord prévoit une expertise personnalisée, impliquant fortement les prévisionnistes conseils de la Direction interrégionale Nord (DIRN).

En matière de « viabilité hivernale », 80 départements représentant près de 320 000 kilomètres de routes départementales, ont choisi Météo-France pour les aider à anticiper et adapter au plus juste leur réponse opérationnelle lors d’épisodes neigeux ou de verglas.

Des partenariats stratégiques

En 2019, Météo-France a consolidé ses liens avec de nombreux partenaires stratégiques : les conventions avec l’État-major des armées, la Direction générale de l’armement, la Caisse centrale de réassurance (CCR) et l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ont ainsi été renouvelées. L’accord signé avec la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion de crises du ministère de l’Intérieur a permis un renforcement des actions de préventions en matière de sécurité des biens et des personnes. La participation des experts de Météo-France au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) a également été renforcée au niveau national, mais également au niveau local.

Sur le plan international, l’établissement a poursuivi ses engagements avec le Giec, l’OMM, le CEP, mais aussi envers certains pays avec l’aide au développement de services météo pour l’agriculture au Burkina Faso qui a démarré en 2019 et la sélection de Météo-France pour assurer le jumelage avec l’Algérie en compagnie de nos collègues finlandais.

Améliorer la connaissance et anticiper le changement climatique pour agir

2019 aura été une année marquée par les enjeux climatiques. Les deux épisodes de canicule de juin et juillet en sont des exemples emblématiques. Les travaux menés par Météo-France ont permis de montrer que la probabilité d’occurrence de telles canicules était quasi nulle sans changement climatique d’origine humaine.

Le Centre national de recherches météorologiques a été aux avant-postes de la recherche sur le climat, avec en particulier une participation remarquée au rapport spécial « océan et cryosphère » du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (Giec) et l’accueil à Toulouse à la fin de l’été des membres du groupe de travail 1 du Giec.

Les prévisions, les services, les simulations climatiques, tout cela ne peut se faire sans moyen de calculs intensifs. L’amélioration de la qualité des modèles produits par Météo-France, tant de prévision numérique que de simulation climatique, n’est possible qu’au prix d’une puissance de calcul toujours plus importante.

En 2019, l’établissement a choisi la proposition de Bull pour renouveler son supercalculateur, multipliant par cinq sa puissance. La première livraison des composants du supercalculateur, Belenos, a eu lieu en novembre 2019 et sa mise en service opérationnelle est prévue pour l’automne 2020.

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